Et si on profitait de la biomasse forestière renversée par la tempête avant qu’elle ne brûle ?

La fermeture des parcs et jardins urbains avant l’arrivée d’un tempête de neige et de vent Son objectif est de prévenir les accidents dus aux chutes d’arbres et de branches. Dans les jours qui suivent, les services municipaux procèdent à l’enlèvement de tout ce matériel végétal pour obtenir compostmatériau de rembourrage (paillage) ou dans la production de granulés, entre autres utilisations.

Par contre, dans le cas de la plupart de nos forêts, l’accumulation d’arbres et de branches abattus par les tempêtes hivernales prend fin ravitailler la montagne, aggravant le risque d’incendie et multipliant son potentiel destructeur. Il est donc opportun et nécessaire de procéder à la retrait ordonnépar des critères scientifiques et par une bonne gestion forestièrede toute cette biomasse accumulée qui peut devenir source de énergie renouvelable.

Chaudière alimentée par des pellets de biomasse forestière.  (José Luis Gallego)

Une action qui, développée selon des critères de durabilité et à partir du respect de l’équilibre écologique de la forêt, en plus de réduire les risques d’incendie, il contribuerait à l’atténuation du changement climatique, à l’assainissement de nos bosquets et à la développement rural. Au contraire, comme le dénonce le Institut d’ingénierie d’Espagne (IIE) dans une déclaration récente, notre pays continue de renoncer à la utilisation durable de cette ressource énergétique autochtone et renouvelable, qui limite la productivité de nos forêts et augmente le risque d’incendie.

Potentiel inexploité

L’Espagne est le deuxième pays de l’UE, après la Suède, avec la plus forte proportion de superficie forestière : 55% de sa longueur. Au lieu de cela, il occupe l’une des dernières positions, 22 des 27 États membres, pour obtenir de l’énergie à partir de la biomasse. En effet, selon les experts du domaine, l’utilisation de cette source d’énergie renouvelable pourrait augmenter de 12 millions de mètres cubes par ance qui équivaudrait aux économies annuelles de 25 millions de barils de pétroleévitant l’émission de près de 10 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) et contribuant ainsi à atténuer les changement climatique.

espace réservé Enlèvement des arbres et branches tombés.  (José Luis Gallego)

Cette situation implique également une perte de compétitivité avant nos partenaires, puisque la biomasse est la principale source d’énergie indigène en Europe depuis 2016, devant les énergies fossiles. D’autant plus si l’on tient compte du fait que notre biomasse forestière augmente chaque année en 46 millions de mètres cubesdont nous ne valorisons que 40% : un chiffre bien inférieur à la moyenne européenne, qui s’élève à 61 %. Et c’est que l’installation de chaudières à biomasse, à la fois domestiques et industrielles, se développe environ 20% au cours des dernières années.

Chaque hectare de forêt aménagée peut générer environ 100 tonnes de biomasse forestière

Pour toutes ces raisons, comme l’a souligné l’IIE, l’Espagne doit promouvoir une gestion forestière des montagnes qui permet l’utilisation de la biomasse de manière durable. Un coup de pouce au secteur qui, tel qu’établi par la Stratégie forestière européenne pour 2030contribuerait à réduire les émissions de GES, ralentissant la Perte de biodiversité et le développement d’une authentique bioéconomie qui favorise la relance de l’emploi rural et contribue à faire face à la défi démographique.

Nous sommes face à une opportunité d’avancer dans le domaine de l’économie circulaire et de l’adaptation au changement climatique. Cependant, la sienne Stratégie forestière espagnole pour 2050 reconnaît qu’actuellement la contribution du secteur forestier à l’économie nationale équivaut à 0,6 % du PIBbien en deçà de la moyenne européenne (dans des pays comme la Finlande, elle représente jusqu’à 15 % du PIB) et loin des possibilités réelles offertes par notre vaste espace forestier et la grande productivité des montagnes espagnoles.

espace réservé Copeaux de biomasse forestière pour chaudières industrielles.  (EFE/Alfonso Castillo)

Aussi, ce document préparé par le gouvernement reconnaît que l’utilisation de la biomasse forestière à des fins énergétiques, qu’elle soit sous forme de copeaux ou de granulés, est bien en deçà de sa capacité de production et qu’à ce jour, son véritable potentiel est encore inconnu. Pour toutes ces raisons, elle se propose d’améliorer et d’élargir la connaissance de cette ressource énergétique pour avancer vers l’objectif fixé dans le Plan National Intégré Énergie Climat (PNIEC) pour atteindre une puissance installée d’énergie électrique issue de la biomasse (agricole et forestière) de 1 408 MW d’ici 2030ce qui reviendrait à doubler la puissance actuellement installée seulement sept ans. Difficile, mais pas impossible, si les différentes administrations s’engagent réellement à redynamiser cette secteur actuellement abandonné de notre économie.

La fermeture des parcs et jardins urbains avant l’arrivée d’un tempête de neige et de vent Son objectif est de prévenir les accidents dus aux chutes d’arbres et de branches. Dans les jours qui suivent, les services municipaux procèdent à l’enlèvement de tout ce matériel végétal pour obtenir compostmatériau de rembourrage (paillage) ou dans la production de granulés, entre autres utilisations.