La voie circulaire des emballages commerciaux : que se passe-t-il de la génération au recyclage

Presque tout le monde connaît le célèbre conteneurs jaunes et bleusceux dans lesquels nous déposons les déchets d'emballages que nous générons quotidiennement et une action avec laquelle nous faisons partie du maillon de la chaîne de recyclage. Plusieurs acteurs participent à cette chaîne : citoyens, entreprises, recycleurs, etc. Et chacun a sa part de responsabilité.

En 2025, est entré en vigueur le décret royal 1055/2022 sur les emballages et les déchets d'emballages, qui a ajouté aux entreprises une nouvelle responsabilité pour leurs emballages commerciaux, ceux qui n'arrivent pas dans les foyers, mais restent dans le circuit commercial des entreprises : ceux de groupe (emballage contenant d'autres emballages), ceux du Chaîne Horeca (non disponible dans les magasins de détail, mais pour les hôtels, restaurants ou cafés), ceux de produits en vracle présentoirs de produits ou ceux qui fonctionner entre entreprises.

C'est ici que se trouve la figure du Responsabilité Elargie du Producteur (REP). Partant du principe que ceux qui introduisent des emballages sur le marché doivent également participer à la gestion des déchets qui en résultent, la nouvelle réglementation établit que le producteur en est responsable.

Cette gestion ne se fait pas individuellement au sein de chaque entreprise, mais à travers le Systèmes de responsabilité collective élargie des producteurs (Scrap), constitué des entreprises elles-mêmes, qui permettent de canaliser conjointement l'organisation et le financement de cette gestion. Lorsque les emballages commerciaux arrivent en fin de vie utile, les déchets sont normalement générés dans un magasin, un supermarché, un entrepôt, un hôtel ou un restaurant. Contrairement à de nombreux emballages domestiques, qui sont déposés dans les filières municipales de collecte sélective, ces déchets sont généralement gérés par des filières professionnelles.

Contrairement aux emballages domestiques, les emballages commerciaux sont majoritairement gérés par des filières professionnelles.

Ainsi, les propriétaires finaux de ces déchets – marchés, supermarchés, grands magasins… – les séparent et les livrent aux gestionnaires habilités pour collecte et traitement. En effet, pour s'adapter à cette nouvelle réglementation, « les entreprises doivent dans un premier temps identifier leurs conteneurs et les classer, selon qu'ils sont commerciaux ou domestiques », précise-t-il. Eduardo Saez Rojoresponsable du service des collectes hors domicile de Ecoembes. Et à travers Scrap, ces entreprises financent et organisent ce processus, garantissant la traçabilité et la bonne gestion des matériaux.

Enfin, une fois collectés, les déchets sont classés et traités pour le recyclagepermettant d'incorporer des matériaux tels que le papier, le carton, le plastique ou le métal dans de nouveaux processus de production.

Image : Magnifique.

735 527 tonnes d'emballages commerciaux en 2025

Sáez Rojo reconnaît que « cela peut être compliqué pour les entreprises d'effectuer cette gestion », c'est pourquoi, dans un contexte où ces entreprises doivent assumer la responsabilité des déchets d'emballages qu'elles mettent sur le marché, Ecoembes a son propre Système collectif de responsabilité élargie des producteursoù « nous sommes en charge de la gestion du recyclage et de ses déchets », précise-t-il.

À travers Écoembés commerciauxqui agit comme un outil de conformité collective, son objectif est de « faciliter aux entreprises une gestion efficace de ces obligations, en leur fournissant une capacité opérationnelle, une expérience technique et une structure commune qui leur permet de répondre de manière coordonnée aux exigences réglementaires ». Le système, promu par les producteurs eux-mêmes, « s'articule autour d'un modèle associatif qui garantit leur participation à la gouvernance ».

Les emballages commerciaux collectés par Ecoembes en 2025 équivaut à un taux de recyclage de 47,7%

En 2025, Ecoembes recycle 735 527 tonnes d'emballages commerciaux « grâce à la collaboration de 117 marchés, supermarchés, magasins et centres commerciaux dotés de systèmes de gestion des déchets propres ou privés. » Ce chiffre équivaut à un taux de recyclage de 47,7%, sachant qu' »il faudrait encore intégrer les données de recyclage correspondant aux tonnes valorisées par la gestion communale ».

En effet, au cours de sa première année d'activité, Ecoembes Comerciales comptait 11 078 clients. « Aux 9 128 clients d'emballages nationaux qui ont également fait confiance à Ecoembes pour se conformer au RAP pour leurs emballages commerciaux, 1 950 nouveaux clients exclusifs dans cette catégorie ont été ajoutés », explique Sáez Rojo. Tout est, en somme, à s'adapter à une réglementation qui a un objectif clair : celui L'économie circulaire est une réalité palpable en Espagne.

Presque tout le monde connaît le célèbre conteneurs jaunes et bleusceux dans lesquels nous déposons les déchets d'emballages que nous générons quotidiennement et une action avec laquelle nous faisons partie du maillon de la chaîne de recyclage. Plusieurs acteurs participent à cette chaîne : citoyens, entreprises, recycleurs, etc. Et chacun a sa part de responsabilité.