Les émissions de carbone continuent d’augmenter et établiront un nouveau record en 2025

Douche froide pour les délégations internationales présentes ces jours-ci au Sommet du Brésil (COP30). Tandis que les uns et les autres affichent les mesures qu'ils ont mises en place pour contenir ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES)la science vient vous montrer qu'en réalité ils continuent à augmenter.

Le rapport Budget carbone mondial 2025préparé par une équipe internationale de plus de 130 scientifiques et considéré comme le document de référence pour prouver l'évolution des émissions de GES des énergies fossiles à l'échelle mondiale, prévoit que augmenter de 1,1% en 2025atteignant un nouveau record historique de 38,1 milliards de tonnes d’équivalent CO2 : mesurer qu’en plus du dioxyde de carbone intègre le reste des GES tels que méthane (CH4), le oxyde nitreux (N2O) ou fluorocarburesentre autres.

De cette façon, avant le absences notables avec lequel la COP30 est élaborée, avec une ONU affaiblie par le harcèlement des États-Unis, et sans espoir que la communauté internationale puisse assumer un nouvel accord pour réduire les émissions mondiales de GES, tout indique que impacts dangereux du réchauffement climatique va continuer à augmenter partout dans le monde, notamment dans les régions de la planète qui sont les plus touchées par l'intensification des événements météorologiques extrêmes : comme l'Asie du Sud-Est, la côte ouest des États-Unis, le golfe du Mexique ou la Méditerranée européenneentre autres.

Comme le soulignent les auteurs de l'étude, même si décarbonation des systèmes énergétiques Il progresse à un bon rythme dans de nombreux pays et énergie solaire pourrait surmonter au gaz en 2033 et au charbon en 2034le rythme atteint est insuffisant pour compenser la forte augmentation de la demande énergétique mondiale, qui continue aujourd'hui de montrer une forte dépendance au pétroleet par conséquent les émissions liées à sa consommation.

Par ailleurs, la publication du nouveau rapport du Global Carbon Project coïncide avec la publication ces jours-ci d'un article inquiétant dans la revue Nature qui met en garde contre l’impact négatif du changement climatique sur forêtsle océans et le reste du puits de carbone naturels.

Comme le montre cette recherche, actuellement Augmentation de 8 % La concentration du CO2 atmosphérique est due non seulement aux émissions de GES, mais aussi à l'affaiblissement des écosystèmes capables de les capter et de les neutraliser. Ainsi, l’avancée du réchauffement climatique pourrait être due à une double raisoncar non seulement nous renforçons l’ennemi en continuant à émettre des GES, mais ce faisant, nous affaiblir notre principal allié grâce à sa capacité à les soustraire du système atmosphérique.

Le rapport indique également que le budget carbone restant pour limiter le réchauffement climatique à une augmentation de 1,5 degrésc'est-à-dire la marge que nous aurions laissée pour continuer à émettre des GES Sans dépasser cette limite signée dans l’Accord de Paris, elle est pratiquement épuisée.

Pour le chercheur Pierre Friedlingsteinprofesseur de modèles mathématiques du climat à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni), ces données sont particulièrement inquiétantes car « étant donné que les émissions de CO2 continuer à augmentermaintenir le réchauffement climatique en dessous de ce degré et demi c'est désormais impossibleSelon cet expert chargé de superviser et de diriger l’étude, des calculs approximatifs indiquent que « le budget restant est 170 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, et au rythme actuel des émissions sera épuisé avant 2030».

Par pays, Les émissions de la Chine en 2025, ils augmenteront d'environ 0,4%une croissance plus lente que celle enregistrée ces dernières années, mais en raison de son rôle de premier émetteur mondial, avec le 29,2% de la population mondialen’est pas très ambitieux. Le deuxième pays émetteur est USAavec 11,1% du total, et le rapport attribue une hausse de 1,9%. La troisième place est occupée Inde avec 8,2% des émissions mondiales de GES, et les prévisions suggèrent que cette année les augmentera de 1,4%.

L'UE est le quatrième émetteur mondial, avec 5,9% du totalet le rapport lui attribue le même niveau d’augmentation que la Chine : 0,4%. Pour lui reste des pays est projeté soit une hausse de 1,1%. Le seul qui montre une nette diminution est Japonqui occupe la huitième place au classement mondial des émissions avec 2%. Dans votre cas, les données indiquent que les réduira de manière significative -2,2%.

Par type de carburant émissions d'origine fossile augmentera de 0,8% dans le cas de charbon1% dans celui du huile et 1,3% dans le gaz naturel. Les émissions liées aux transports internationaux sont de nouveau en forte croissance après la baisse liée à la pandémie de cornavirus. Ainsi, ceux de transport terrestre va grandir autour 5%ceux liés au trafic aérien augmentera de 6,8% et ceux de transports maritimes restera stable. Au total, la somme des émissions calculée pour cette année portera la concentration de CO2 dans l'atmosphère à 425,7 parties par million (ppm) en 2025 : 52 % de plus que les niveaux préindustriels. Aucun génération d'humains a vécu dans une atmosphère avec des niveaux de CO2 si élevés.

Douche froide pour les délégations internationales présentes ces jours-ci au Sommet du Brésil (COP30). Tandis que les uns et les autres affichent les mesures qu'ils ont mises en place pour contenir ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES)la science vient vous montrer qu'en réalité ils continuent à augmenter.