Les États-Unis vont envoyer un navire-hôpital au Pérou alors que la menace El Nino se profile

Les États-Unis enverront l'année prochaine un navire-hôpital militaire sur la côte Pacifique du Pérou pour aider le Pérou à faire face aux effets du phénomène climatique El Niño, dans le cadre d'une collaboration plus large avec ce pays d'Amérique du Sud, a annoncé mercredi l'ambassadeur américain au Pérou, Bernie Navarro.

Cette annonce intervient après que Navarro a rencontré le ministre péruvien des Affaires étrangères Carlos Espá à Miami pour discuter de coopération, et au moment où les États-Unis ont envoyé une aide humanitaire accrue pour faire face aux tremblements de terre en Colombie et au Venezuela. Les États-Unis intensifient également leurs opérations militaires conjointes dans la région.

Espá a indiqué qu'une feuille de route avait été élaborée, qui comprend une assistance sous forme d'équipement, d'expertise et de survols pour prévenir, atténuer et répondre au phénomène. Le montant de l'aide américaine n'a pas été divulgué. Espá a également rencontré des chefs d'entreprise américains intéressés à investir dans des projets miniers et d'infrastructures.

Navarro a déclaré en espagnol que l'objectif de la réunion était de comprendre les besoins du Pérou et comment apporter un soutien avec une réponse rapide. Il a souligné que l'aide suite au récent tremblement de terre en Colombie aurait été plus rapide si elle avait été mieux coordonnée.

Navarro a indiqué que le navire-hôpital USNS Comfort, qui se trouvait déjà au Pérou en 2018 et 2019, arrivera sur la côte nord du Pacifique du Pérou en février 2027, lorsque le phénomène El Nino devrait culminer.

Le phénomène climatique El Nino est un réchauffement de l’océan Pacifique près de l’équateur qui affecte les conditions météorologiques mondiales. Selon les météorologues, il pourrait bientôt égaler ou dépasser le phénomène de 1997, qui avait causé des dégâts dus à des vagues de chaleur, de fortes pluies, des inondations et des incendies de forêt.

La présidente Keiko Fujimori, qui a pris ses fonctions le 28 juillet, a déclaré que la lutte contre le phénomène climatique potentiellement catastrophique était une priorité.