Lorsqu’on l’interroge, la réponse est toujours la même : l’intention ne peut être prouvée ; la reproduction ne peut pas être entièrement évitée.
Nuire
Un système qui permet la reproduction tout en en niant la responsabilité ne se termine pas par lui-même. Il se soutient en prétendant le contraire.
A ce stade, il est nécessaire de nommer la structure à l’œuvre. Les orques en captivité sont légalement détenues. Leur mouvement est contrôlé. Leurs liens sociaux sont rompus et réorganisés. Leur reproduction est gérée. Leurs corps sont utilisés à des fins lucratives.
Ce que les parcs marins appellent conservation, éducation ou sauvetage est un système de domination : le contrôle total des déplacements, de la reproduction et de la vie sociale d'une autre espèce pour le gain humain.
Quand on regarde l’histoire, il existe de nombreux exemples de tels systèmes de domination, des systèmes qui ont persisté longtemps après que leur cruauté ait été comprise. L’esclavage, par exemple : sa brutalité n’a pas été une révélation arrivée à l’abolition. C’était connu. Ce qui a retardé sa fin, ce n’était pas l’ignorance, mais la légalité. Profit. Euphémisme.
La captivité des orques occupe désormais une position morale similaire. Ses méfaits sont largement reconnus. Sa continuation ne dépend pas du doute, mais des failles, du greenwashing et de la lenteur des habitudes.
Violation
La question n’est pas de savoir comment améliorer la captivité. Il s’agit de savoir comment empêcher que cela continue. Cela nécessite de combler les lacunes.
Premièrement, aucune nouvelle orque ne devrait être prise en captivité dans des conditions toutes circonstances. Le sauvetage ne doit pas signifier le transfert de l’océan au réservoir. Lorsqu’une intervention est nécessaire, elle doit avoir lieu dans des environnements océaniques avec un objectif exécutoire de libération. Le confinement permanent ne peut pas être une issue acceptable à un échouage.
Deuxièmement, la conservation doit être légalement défini d'une manière qui nécessite un résultat en matière de conservation. Si un animal ne retourne jamais dans la nature et ne renforce jamais une population sauvage, alors sa captivité est pas conservation.
Troisièmement, l'élevage doit être absolument interdit. Pas découragé. Pas géré. Interdit. Avec une surveillance indépendante, des rapports transparents et des sanctions en cas de violation. Sans cela, toute autre réforme ne serait que cosmétique.
Domination
Les populations d’orques captives existantes doivent être gérées en vue de leur extinction. C’est une vérité inconfortable, mais inévitable. De nombreuses orques captives, sinon la totalité, ne peuvent pas être relâchées. C'est tragique. Cela ne justifie pas d’en créer davantage.
Mettez fin au cycle de reproduction. Laissez la population restante décliner naturellement. Arrêtez de créer de futurs captifs.
Les orques déjà dans les bassins ne peuvent pas retrouver la vie qui leur a été volée. Mais les lacunes juridiques et linguistiques qui les y mettent peuvent absolument être démantelées. Qu’ils soient démantelés ou simplement préservés sous de nouveaux euphémismes, cela déterminera la manière dont cette époque sera jugée.
L’histoire n’est pas tendre avec les systèmes de domination une fois que leurs méfaits sont compris. Il se demande seulement pourquoi ils ont été autorisés à continuer si longtemps.