Réparez-le, ne le jetez pas : l'UE oblige les fabricants à le rendre plus facile et moins cher

Avec environ 35 millions de tonnes par anles déchets d’équipements électriques et électroniques constituent la fraction de déchets qui croît le plus dans l'UE, montrant un taux de récupération et recyclage moins de 40%. De même, et selon les données officielles, l'élimination prématurée des biens de consommation produit 261 millions de tonnes d'émissions équivalents CO2, contribuant ainsi de manière significative à l’avancement du changement climatique.

Pour résoudre ce conflit, le Parlement européen a approuvé ce mardi une nouvelle loi pour encourager la réparation de tous les produits de ce type (dans le texte juridique approuvé, il s'agit de « biens ») commercialisés dans l'Union européenne, afin de prolonger leur durée de vie utile, réduire les déchets et « parvenir à une plus grande circularité au sein de l’économie ». Par ailleurs, la mise en œuvre de ceci vise à contribuer à éviter le gaspillage car, selon les calculs de l'UE, les consommateurs européens dans leur ensemble perdent environ 12 milliards d'euros en remplaçant vos électroménagers au lieu de les réparer.

En substance, ce que ce nouveau règlement reconnaît, c'est le droit des consommateurs à pouvoir réparer appareils électriques et électroniques. Pour ce faire, elle impose aux fabricants de s'assurer que les composants de leurs produits sont facilement démontable, réparable ou remplaçable à faible coût, obligeant les États à promouvoir des services de réparation faciles à louer, agiles dans la livraison et à un prix raisonnablepour lequel il réclame une réduction de la TVA appliquée à ces services.

La meilleure option sera de réparer

Les nouvelles réglementations établissent également que les fabricants doivent informer consommateurs de ce droit. Une obligation qui ira au-delà de la période de garantie légale de trois ans fixée en 2022 par l'UE. Ainsi, une fois ladite garantie expirée, le fabricant restera tenu de fournir un service de réparation de leurs appareils quelle que soit la date d'achat : qu'il s'agisse de machines à laver, de réfrigérateurs, de téléviseurs, d'imprimantes ou de téléphones portables, entre autres appareils. Par ailleurs, la garantie légale des biens réparés sera prolongé d'un anqui, selon Bruxelles, « devrait inciter davantage les consommateurs à choisir la réparation au lieu de substitution.

Le Fairphone : un téléphone conçu pour être facile à réparer.  (EFE/L. Tissu)

Les consommateurs auront également le droit de avoir un appareil de remplacement, de mêmes caractéristiques ou supérieures, pendant qu'ils réparent celui endommagé. Et dans le cas où la réparation n’est pas possible, ils auront droit à un appareil reconditionné à moindre prix. Il s'agit de faciliter la réparation de le rendre accessible à touspour que ce soit vraiment plus rentable et tout aussi simple réparer un appareil cassé plutôt que d'en acheter un nouveau.

Avec cet esprit, un plateforme numérique où les consommateurs peuvent facilement trouver des ateliers de réparation avec listes de prix (selon la nature du défaut et la durée de la prestation), les vendeurs de produits reconditionnés, acheteurs d'articles défectueux ou encore des tutoriels d'auto-réparation. En outre, les gouvernements devraient promouvoir le droit à réparation à travers campagnes d'information et d'information pour toucher tous les publics.

Pour éviter toute tromperie, la loi interdit aux fabricants d'incorporer des clauses d'exonération dans la garantie de vente du produit, ainsi que tout autre stratégie de marketing cela les libère de la responsabilité de devoir réparer leurs produits.

Rappelons que, afin de prolonger la durée de vie des appareils et de réduire leurs déchets, ce Totalement interdit doter les appareils de systèmes d’obsolescence programmée prédéterminés par le fabricant. Quelque chose qui, avec la nouvelle loi, sera encore plus persécuté. Fini l'imprimante, la télévision ou le mobile ils arrêtent juste de travailler et sans possibilité de réparation.

Les États membres Ils ont deux ans d'intégrer ce règlement dans sa législation dès sa publication au journal officiel de l'Union européenne.

Avec environ 35 millions de tonnes par anles déchets d’équipements électriques et électroniques constituent la fraction de déchets qui croît le plus dans l'UE, montrant un taux de récupération et recyclage moins de 40%. De même, et selon les données officielles, l'élimination prématurée des biens de consommation produit 261 millions de tonnes d'émissions équivalents CO2, contribuant ainsi de manière significative à l’avancement du changement climatique.